Chromatogramme d’« Hypnotic Poison », Dior, par Irène Dulac




Je ne pense pas que nous aurions pu trouver meilleure invitée pour inaugurer ce nouveau type d’article sur le blog : Irène Dulac !

Irène porte la blouse pour deux bonnes raisons: la sciences et l’art. Illustratrice et ingénieur agronome, elle signe ici un chromatogramme inspirant de Hyptonic Poison de Dior.

La chromatographie c’est l’analyse d’un mélange de composés chimiques pour remonter à sa composition. Après avoir traversé un long tube, le mélange parfumé est représenté par une courbe qu’il faut prendre soin de disséquer pour remonter à sa formule.

Cela faisait longtemps que ces spectres m’intriguaient. L’idée qu’un mélange d’odeur passant à travers une machine puisse être transformé en un graphique. Irène a donc été notre chromatographe / artiste. Elle a senti le parfum à l’aveugle et à eu comme seule contrainte de ne jamais lever son crayon.


« Je ne porte pas spécialement de parfum. Je n’ai pas un parfum qui m’a semblé être une inspiration facile pour ce genre d’exercice. Après avoir senti plusieurs petites fioles que le Journal m’a proposées; mon nez s’est arrêté sur celle ci.

Un cocon. Ca sent le doux, réconfortant, le nuage de blanc. Et puis c’est sensuel aussi, ça parle de deux personnes. C’est une histoire simple, un amour calme.

J’ai déjà trouvé l’exercice de passer des odeurs au dessin difficile, cela m’est encore plus compliqué de passer aux mots. Je crois que je vais laisser mon coup de crayon parler de lui même. » Irène Dulac


Un bouquet de tubéreuses et de jasmins dans un sillage lacté de santal et d’amande.


Hyptnotic Poison, Dior, 1998 / Parfumeur : Annick Menardo – Firmenich



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